Instrument d'Evaluation du Handicap Psychique

Version « Famille ou Entourage » (EPHP)

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Introduction et principes généraux de cotation

Cet instrument repose sur la description de l'expression dans la vie quotidienne de dysfonctionnements supposés impliqués dans la « production » de la situation de handicap psychique. Ces dysfonctionnements sont connus pour être fréquemment observés chez les personnes souffrant de trouble schizophrénique ou apparenté, pour leur être assez spécifiques et pour avoir un retentissement important dans leur vie quotidienne.

Ils sont regroupés en 4 rubriques :

  • A – Capacités cognitives
  • B – Motivation
  • C – Capacités de communication et de compréhension des autres
  • D – Capacités d'autoévaluation et de prise en compte de ses limites
Cotation : Chacune de ces rubriques se décline en plusieurs items (13 au total) comportant 7 niveaux de gravité de 0 (difficulté extrêmement sévère) à 6 (pas de difficulté). Choisissez le degré le plus proche de celui présenté par la personne. Les degrés 1, 3 et 5 sont intermédiaires.

Principe : Retenir la cotation correspondant au meilleur niveau de réalisation de la personne. L'évaluation porte sur les dernières semaines ou le dernier mois. Si une rubrique n'est pas évaluable, cochez « Non évaluable ».
A – Capacités cognitives

Cette rubrique concerne la manière dont les aptitudes cognitives (organisation, adaptation, attention, mémorisation) interfèrent avec les activités de la vie quotidienne.

1 – Capacité à s'organiser dans une activité habituelle

Activité qui s'inscrit dans une certaine routine (faire une course habituelle, préparer un repas, etc.)

2 – Capacité à s'organiser dans une activité inhabituelle

Situation nouvelle pour la personne (faire un trajet nouveau, réparer un objet, etc.). Il ne s'agit pas de la capacité à acquérir des compétences nouvelles.

3 – Capacités d'apprentissage

Connaissances générales et savoir-faire. Ces compétences sont importantes pour anticiper le potentiel d'évolution ou d'adaptation.

4 – Capacité à fixer son attention et à mémoriser

Fixer son attention, ne pas perdre le fil d'une discussion, d'une émission, d'une lecture, et être capable d'en faire un résumé adapté.

B – Motivation
5 – Difficulté à initier une action de base

Gestes élémentaires : se lever, faire son lit, descendre la poubelle, faire une course, etc.

6 – Difficulté à anticiper et à s'impliquer dans un projet

Manque de motivation, de dynamisme, d'enthousiasme ou excessive sensibilité au stress. Le degré de pertinence sociale des projets n'est pas à prendre en compte.

7 – Utilisation du temps

Temps passé sans but précis : dormir dans la journée, rester au lit ou assis, rester devant la télévision sans y faire attention, etc.

8 – Curiosité

Intérêt pour l'environnement, le monde, les autres. Exclure les idées fixes obsessionnelles, délirantes ou bizarres et les hallucinations.

C – Capacités de communication et de compréhension des autres
9 – Capacités d'empathie cognitive

Capacité à comprendre que les autres ont des croyances, désirs et intentions propres, à adopter leur point de vue et à en tenir compte.

10 – Capacités d'empathie émotionnelle

Sensibilité aux émotions d'autrui, perception et prise en compte, compréhension, tact et respect.

11 – Capacités à identifier les rôles sociaux

Identifier les principaux rôles sociaux dans une situation donnée et comprendre comment ils influencent les comportements (position d'autorité, métier de service, etc.).

D – Capacité d'autoévaluation et de prise en compte de ses limites

Deux niveaux : la capacité à évaluer correctement ses capacités et limites, et le fait d'en tenir compte pour demander de l'aide.

12 – Capacité à évaluer ses capacités et reconnaître ses limites
13 – Capacité à demander de l'aide et à coopérer aux soins